Le savoir-faire

Lorsque nous avons créé Shiloh Heritage, nous ne voulions pas simplement dessiner une nouvelle santiag. Nous voulions retrouver ce qui nous avait toujours attirés dans cette botte — sa présence, sa ligne, sa façon de transformer une silhouette — et la rendre naturelle à porter aujourd'hui.

Notre exigence commence par la forme

Tout est parti de la forme.

C'est elle qui dessine le pied, donne son équilibre à la botte et détermine la manière dont elle accompagne la jambe. C'est aussi elle qui fait la différence entre une santiag que l'on remarque et une santiag dans laquelle on se sent immédiatement bien.

Nous avons travaillé ses proportions jusqu'à trouver cet équilibre très particulier : suffisamment de caractère pour conserver toute la force de la santiag, suffisamment de justesse pour qu'elle ne prenne jamais le dessus sur celle qui la porte.

Le bout, la cambrure, la hauteur du talon, le volume intérieur, la ligne de la tige : rien n'a été pensé séparément.

Parce que pour nous, le confort et la silhouette ne devraient jamais être deux sujets différents.

Midnight est née de cette recherche.

Et depuis, nous continuons à travailler autour de cette même forme, à l'affiner et à l'interpréter, plutôt que de la remplacer à chaque saison.

C'est devenu notre manière de faire.

Plus d'un siècle consacré à la santiag

Nous ne cherchions pas simplement un atelier capable de fabriquer une botte.

Nous cherchions des gens qui comprenaient la santiag avant même que nous ayons à l'expliquer.

En Espagne, nous avons rencontré un atelier qui lui consacre son savoir-faire depuis plus d'un siècle.

Génération après génération, les mêmes constructions y ont été répétées, maîtrisées, transmises. La mise en forme de la tige, sa tension, le montage, la semelle, le talon : des gestes dont la précision vient autant de la technique que du temps passé à les refaire.

Lorsque nous leur avons présenté Midnight, notre intention n'était pourtant pas de reproduire une santiag traditionnelle.

Nous voulions en modifier les proportions. Travailler sa ligne. Repenser son confort. Lui donner une présence différente tout en conservant ce qui fait profondément d'elle une santiag.

C'est précisément ce qui a rendu notre rencontre possible.

L'atelier a accepté de nous accompagner parce que notre démarche ne cherchait pas à effacer cette tradition, mais à la prolonger.

Eux savent ce qui, dans une santiag, ne peut pas être trahi.

Nous savons où nous voulons l'emmener.

Entre les deux commence un dialogue fait de dessins, de prototypes, d'ajustements et parfois de quelques millimètres.

Faire évoluer sans dénaturer.

Depuis le début, c'est là que notre travail se rencontre.